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7/06/2007 - Rabat & régions
En pointe dans l’animation culturelle
 
· Bientôt du jazz à Chellah

· Un café littéraire pour jeunes talents


· Pas assez de salles de théâtre


Rabat, capitale administrative, constitue également un pôle culturel. La ville est connue pour ses fameux festivals dont Mawazine et bien d’autres. Ce n’est pas tout. En termes de potentiel culturel, l’offre est assez consistante: un théâtre, des missions culturelles, des galeries d’expositions et une villa des arts. «Il faut dire que le marché culturel devient de plus en plus concurrentiel», fait remarquer Yves Jacques Cabasso, directeur de l’Institut français de Rabat.
Assurément, les activités culturelles ne manquent pas dans la ville. D’abord celles émanant du ministère de la Culture et de ses satellites, des représentations diplomatiques ainsi que des producteurs indépendants, les galeries privées d’exposition et même les radios. Tous ces acteurs contribuent à animer la capitale.
Créée par la Fondation ONA, la Villa des Arts a été inaugurée en décembre 2006. «C’est un lieu d’expression culturelle sous toutes ses formes», témoigne Meryem Mouline Djerrari, directrice d’exploitation.
Ce lieu d’échange se veut imposant et accueillant. Pour cause, la Villa des arts de Rabat est plus grande que sa consoeur de Casablanca. Sa superficie est de 5.500 m2 et 7.000 m2 exploitables, elle s’impose grâce à son style architectural, mariant l’art marocain et occidental. Cela traduit «la volonté de la Fondation ONA d’élargir le spectre artistique dans cette ville», affirme Djerrari.
La maison organise plusieurs évènements :rencontres littéraires entre écrivains et poètes, ateliers pédagogiques, musique, danse, arts contemporains, sans oublier l’incontournable discipline qu’est le théâtre.
Les jeunes R’batis de tous les horizons bénéficient d’ateliers pédagogiques. «C’est de l’initiation à l’art. Ces jeunes sont tellement contents de ce baptême de l’art», confie Naïma Senouci, responsable du département marketing pédagogique de la Villa des Arts.
Ces ateliers ont vite donné leur fruit, «voilà que les écoles nous sollicitent de plus en plus», ajoute-t-elle.
Depuis son ouverture, ce lieu de l’art a accueilli près de 17.000 visiteurs. Le public est assez diversifié : des écoliers venus pour découvrir les lieux, des lycéens, des universitaires et même des retraités qui accompagnent leurs petits-fils. Les touristes y font également un détour. Normal, la Villa des Arts ne passe pas inaperçue avec son design et sa réplique de la Tour Hassan. «Les visiteurs sont autant impressionnés par le contenant que par le contenu », s’exalte la directrice. Cela ne peut qu’exprimer l’énorme attente à Rabat.

· Public exigeant


Ce n’est pas tout. Du côté du Théâtre Mohammed V et ses 1800 places, c’est tout le temps l’effervescence. Le 31 mars, il a accueilli la cérémonie de remise des prix des «Mghrib Music Awards» devant près de 1400 spectateurs.
Le Théâtre, dans un souci de balayer dans la mesure du possible toutes les disciplines, travaille en effet sur 5 axes : l’art dramatique, le patrimoine national, la musique classique et l’opéra, la musique pour jeunes et les spectacles pour enfants.
Selon Jamal Eddine Dkhissi, ancien directeur du théâtre Mohammed V de Rabat, le théâtre s’est fixé comme objectif d’organiser un minimum de 4 spectacles par an. Il a même produit 2 opéras avec la participation du théâtre de Moscou. Et cela a permis le lancement d’un soliste marocain dans un univers longtemps mis de côté.
«Nous essayons certes de répondre aux attentes des R’batis qui se font de plus en plus exigeantes, mais ceci n’est pas suffisant», confie le directeur. Il existe un réel besoin en matière de lieux spécialisés pour alléger le fardeau de ce théâtre.
Effectivement, le nombre de places pour un spectacle pour enfants n’est pas le même que pour un concert de musique classique ni même l’équipement.
Et le théâtre n’est pas là que pour répondre aux attentes du public, il est là également pour former les techniciens. « Nous essayons de sortir de Rabat et de soutenir les régions en manque de ressources», reprend Dkhissi. C’est ainsi qu’il soutient des évènements très connus comme le festival de Tétouan, ou le festival de Had Kourt, très peu médiatisé.
Même l’institut français de Rabat le sollicite pour utiliser son immense salle de spectacle. Cependant, le directeur déplore l’absence d’un lieu d’échange pour les jeunes littéraires. Pour y palier, ce dernier parle de la création d’un petit café littéraire pour lancer les jeunes talents. «Nous avons le soutien du conseil préfectoral et de quelques mécènes», signale le responsable.
« Ce qu’on pourrait regretter, c’est qu’il n’y a pas assez de salles de cinéma et de théâtre », déplore Yves-Jacques Cabasso. L’idéal serait en effet de créer un espace ouvert pour les jeunes, une sorte de grand théâtre d’été.
À part le théâtre et la musique, les R’batis ont d’autres orientations. «Il existe un très fort engouement pour le débat d’idées», constate le responsable de l’Institut français. 46 conférences sont programmées pour la période d’avril jusqu’en juillet. Pour cause, la société marocaine est devenue plus ouverte au dialogue culturel.
De tous les rendez-vous culturels, le festival Mawazin est le porte-drapeau de la capitale. Par son rayonnement, il est devenu le plus grand événement culturel de l’année de la capitale.

Sara BADI

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